La face cachée de Nounourz - 17/09/04



Derrière le Nounourz 100 % smile que connaissent la majorité des potes IRL, il ya un nounourz qui grogne, qui hurle de rage, qui pleure , et qui n'a trouvé que l'écriture pour exorciser tout cela.

Alors, mon blog, il sert un peu à tout ça, et en guise de thérapie, j'admets que c'est un peu inutile. Il y a beaucoup de complaisance dans mes propos, ça fait très Caliméro. Mais je m'estime le droit, pour une fois, de pleurer sur mon sort, et d'exprimer l'étendue de mon insatisfaction. Par rapport à ce que je suis, ce que je fais, ce que je vis. Parce que tout ce que j'écris ici ou presque, m'aide à faire du tri dans le fruit de la machines à pensées. En plus.

Et puis merde, un quart de siècle déjà, passés à courber l'échine, sourire aux anges, "ha-ha-ouais-ça-roule-on-fait-la-teuf-ce-soir", pas un mot plus haut que l'autre, j'en ai ma claque. "Ce qu'il y a de bien avec toi Nounourz, c'est que tu ne t'énerves jamais, tu restes toujours Zen", qu'elle m'avait dit Cécile un jour à l'hosto. Et surtout, elle ne voulait pas que ça change, elle croyait que c'était une chance. Le genre même de remarques venant de gens qui ne vous connaissent qu'en superficie. Et c'est pas leur faute, c'est la mienne (ouh, ouh, je suis trop con, ouh, que je suis triste).

...Message adressé à "Ceux qui veulent me faire réagir"

C'est bien sympa de votre part, de vous soucier de moi. Mes propos sont sincères, j'apprécie l'intérêt que vous me portez. Mais je dois vous le dire, vous perdez votre temps, bien souvent. C'est assez paradoxal, j'aime qu'on réagisse à mes propos, mais il ne me font pas progresser pour autant. Une forme de nombrilisme, oui certainement. Susciter les réactions, pour avoir le sentiment d'exister. Parce qu'une note avec zéro commentaires, c'est comme si j'étais allé crier dans le vide. Alors que ce dont j'ai le plus besoin, c'est justement d'être entendu. Non pas compris, ni conseillé. Juste avoir la sensation que quand tout va mal, je peux l'écrire ici, et qu'il y aura quelqu'un pour m'écouter.

Alors, c'est triste à vous dire, mais le seul fait de me lire, sera bien souvent la seule aide que vous pourrez m'apporter. Tout le reste, dépend de moi. Désolé pour ceux qui m'aiment, il va vous falloir apprendre à accepter votre impuissance. Libre à vous de regarder ces tranches de vies que je vous montre en spectacle, ou de détourner les yeux. Je ne ferai rien "pour ceux qui m'aiment".