
Création - 02/12/04
Bercé par les oscillations internes de mon cerveau pour une fois serein, ma nuit ne fut que torture de potentiomètres, tempête de sons psychédéliques sous un casque, hochements de têtes en cadence avec les rythmes que je créais tandis que l'inspiration coulait à flots, venue de je ne sais quel obscur recoin de ma conscience - ou peut-être par quelque entité malveillante tapie quelque part dans l'ombre de mon appartement. Tout cela pour dire que j'ai bien du passer quatre heures sur mon logiciel de MAO favori.
Parce que si le gringo choisit pour vous le meilleur grain pour une expérience du café hors du commun, le Nounourz, lui, choisit les sons les plus tordus, stridents, tournoyants, ainsi que la combo kick-basse la plus dévastatrice (et le point de vue le plus modeste sur son oeuvre), pour asséner à la psysphère mondiale un morceau dark, déjanté, torturé, un rigoureux et méthodique assemblage de sonorités dont le dessein est de faire court-circuiter les neurones des pauvres auditeurs. A plus forte raison, avec beaucoup de décibels et sur un dancefloor. C'est bien simple, à force d'écouter en boucle tous mes wizzz, mes fioutchhh, mes grrinssss et mes shiwiwiiii, j'ai bien cru en finissant que j'étais bon pour un séjour en hopital psy - histoire de remttettre en place mes pauvres (p)synapses oppressées par cette purée psychédélique.
[Essayez de répéter dix fois la phrase précédente le plus vite possible en ouvrant la bouche le plus grand possible. Puis, faites la même chose en ne prononçant aucun "p"]
Et je dois avouer que donc, si vous ne l'aviez pas encore deviné, je suis plutot satisfait du résultat, ou pour être plus précis, je sens que je vais l'être une fois mon travail achevé. Et le fait même d'avoir eu ce mini-rush de productivité me fait assez plaisir, dans la mesure où je pensais avoir presque perdu mon goût pour la création musicale. Ceci ajouté au fait que la nouvelle dont j'ai commencé hier la rédaction, commence non seulement à prendre forme, mais aussi et surtout une direction nouvelle et inattendue qui me sera apportée par la collaboration d'une tierce les personnes dont j'apprécie beaucoup les écrits.
Ca me change de ma loose habituelle, et c'est tant mieux. Je ne connais aucune sensation qui soit plus extatique, obnubilante, transcendante, qui soit la source d'autant de plénitude et de félicité, que cette divine sensation de créer. J'ai donc matière à m'occuper pour les prochaines semaines, et j'espère, je prie même (oh Mon Dieu s'il Vous plait !!) pour que ma motivation et mon moral ne retombent pas comme le soufflé au fromage dans un des albums de Gaston Lagaffe (planche 737 pour être exact, merci Google).