
Pas d'échappatoire - 12/01/05
Le fait que je n'évoque pas ou très peu dans la vie réelle, les idées distillées sur ces pages, n'atténue en rien la présence quasi obnubilante qu'elles ont dans mon esprit. Je passe le plus clair de mon temps à subir la machine à penser, et celle-ci ne sait plus produire que des scénarii morbides ou déséspérés. J'espère qu'à force de passer en revue toutes les possibilités qui me sont offertes entre le meurtre et le suicide, je parviendrai bientôt à passer à l'acte une fois pour toutes.
En tout cas, une chose est certaine : il n'y a pas de porte de sortie, pas d'échappatoire. Je suis en train de me laisser gagner par le rien-à-foutisme, au diable ma banque et mes créanciers, au diable tous ceux à qui je dois des centaines d'euros, au diable les potes, le nounourz vous dit merde. Je compte bien ne plus être la pour subir les conséquences de mes conneries. Vous dites : égoisme ? connerie ? bêtise ? Je dis : rien à foutre.
Je déteste tous ceux qui ne m'aident pas - concrètement - à en finir avec cette vie minable.
Vous en faites donc tous partie, à moins que vous ne me fassiez parvenir des somnifères en quantité - je m'occuperai du reste. Parce que si vous aviez ne serait-ce qu'un gramme d'humanité, vous me permettriez d'abréger la douleur. Mais tous autant que vous êtes, gonflés de stupidité, n'êtes pas capable d'autre chose que de jouer les bons samaritains, de vouloir me tendre la main. Mais je suis au fond du gouffre, votre main ne m'atteindra pas. Il y a un monde entre ce que je montre dans la vraie vie et ce que j'exprime ici, et la même différence entre la souffrance décrite sur ces lignes et celles que j'éprouve réellement.
Personne ne pourra me forcer à m'en sortir, si je ne le souhaite pas. Et je ne souhaite pas m'en sortir, je souhaite seulement crever. crever. crever.
Ca aussi, je le répète, histoire que ça s'imprime dans vos cerveaux atrophiés.
Et j'y parviendrai, même si ça doit être la seule chose que j'aurai accompli de toute ma pitoyable existence. J'y parviendrai malgré vous, malgré les protestations de mon inconscient ; j'y parviendrai parce qu'il n'existe aucun autre moyen de faire taire le mal d'exister.