
Nounourz's stille alive - 09/02/05
Me voici donc de retour après une tentative ratée. J'ignore combien d'entre vous sont allés jusqu'au bout d'une telle démarche, mais il y a de quoi réfléchir ensuite...
Je suis resté environ 48 h dans la neige par une température oscillant entre 0°c et -7°c, faisant de mon mieux pour m'endormir. Mais la mort n'a pas voulu de moi - ou l'instinct de conservation fut plus fort que ce à quoi je m'étais attendu.
Quoi qu'il en soit, je suis content d'être en vie. J'ai l'impression de revenir de loin ; après tout, ce n'est pas rien d'aller se cacher dans la montagne et d'y attendre deux jours durant une mort qui refusa de s'emparer de moi.
J'ai eu le temps de me trouver des raisons d'être en vie. Des choses à y faire, des gens à voir, des endroits à visiter, que sais-je encore ?
J'étais en clinique psychiatrique - la où l'on envoie les (ex)suicidaires dans mon genre, et j'ai fait de mon mieux pour en partir. Je suis désormais chez mon père à Angers où une nouvelle vie commence, sans héro, avec mon matos pour composer et mon traitement de texte pour taper tout ce que j'ai écrit durant ce séjour parmi les désaxés (du 27 janvier au 08 février).
Il y a une bonne partie des textes qui devrait aller sur La Zone, enfin je verrai ça avec Nihil.
Pour le moment, je garde encore des séquelles : une douleur atroce au pied qui m'empêche presque de marcher. Ca ne vous rappelle rien ? Souvenez-vous les notes de la fin juin / début juillet, apres mon hospitalisation pour aplasie médullaire... il faut croire que mes pieds sont les victimes désignées, à chaque problème ils me sont un véritable calvaire. Psychosomatique ? Refus d'avancer ? Peut-être bien. Je m'interroge énormément sur les causes psychologiques de tout cela. Mais en attendant, putain, j'ai super mal, méga grave, voyez ?
J'attends que la douleur passe pour commencer à taper les 25 pages manuscrites rédigées la-bas. Pour le moment, mes pieds me font dire "allez, dégage de cet ordi et va te reposer", ce que je vais faire de ce pas.