
L’un des événements qui m’intéresse beaucoup ces temps-ci (et vous aussi peut-être) est l’annonce de ce concours de nouvelles qui aura lieu cet été (cf topic sur le forum) sur le thème des vampires.
Voici de petites astuces qui font mouche dans ce genre de thématique. Ainsi, pour une bonne histoire de vampires, mettez :
-deux gousses d’ail
-des chauves-souris
-une nuit de pleine lune
-un gros élastique
-un crucifix
-un pieu en bois
-un vieux manoir
-une ravissante et innocente jeune fille, vierge de surcroit
Rendez le manoir hanté. Faites-y parvenir la jeune fille par une nuit de pleine lune. Coupez les gousses d’ail et faites les revenir dans une poële avec des champignons, si possible des cèpes ou des girolles (chanterelles selon la région). Mettez le crucifix dans le fion de la demoiselle, qui gueulera que Jésus la baise dans son cul salope. A l’aide du pieu en bois et d’un lance-pieu de fortune fabriqué avec un morceau de gouttière du manoir et le gros élastique, dégommez les chauves souris, amusement garanti. Faites attention, si l’une des chauves souris se transforme en Batman, la cohérence de votre histoire risque d’être altérée. Je ne pense pas que le jury soit amateur de Batman vs Nosferatu.
Veillez ensuite à utiliser les métaphores suivantes :
-vampire = « fils de la nuit » (ou « suceur de sang » ou « descendant de Cain le fratricide » )
-lune = « disque d’argent »
-Vieux manoir = « sinistre demeure », « édifice maléfique »
-jeune fille = « bimbo siliconée », « buffy vampireslayer », « grognasse écervelée »
-nombreux = « surnuméraires »
-dénué = « anémique »
-etc, vous voyez ce que je veux dire.
On continue avec le contexte. La scène se déroulera dans les carpathes ou en transylvanie. Décrivez des montagnes aux rochers noirs, habillées de sapins noirs, peuplée d’ours noirs qui à la rivière vont boire dans le brouillard assez tard quand vient le soir. Décrivez le manoir en utilisant la logique lovecraftienne.
Ex : « les murs de la sinistre demeure formaient un angle dément qui niait totalement les lois de la physique. Une aura d’une couleur inconnue conférait à l’édifice maléfique ce caractère si répugnant. Elle devait cacher quelque indicible abomination qui inspirait aux habitants de la région une terreur sans nom, un effroi ineffable ».
Les ennemis des vampires : Ce chapitre va vous aider à faire en sorte que le héros de votre histoire puisse se débarasser du méchant vampire qui essaie de croquer un bout de bimbo.
Les armes à disposition sont les suivantes :
* le lance-pieu : portée 15m, dommages 30 +1d6, vitesse d’attaque : 4
* le crucifix de combat : portée 1m, dommages 15 +1d6, vitesse d’attaque : 9
* le crucifix de lancer : portée 10m, dommages 25 + 1d6, vitesse d’attaque 6
* le pistolet python 357 : portée 500m, dommages 0 si balles normales 75 si balles d’argent, vitesse d’attaque 7
* le mouton : portée 200m, dommages 70, vitesse d’attaque 2
* le bazooka : portée 800m, dommages 215, vitesse d’attaque 3
* la sainte-grenade : portée 40m, dommages 100, vitesse d’attaque 5
Les personnages suivant peuvent être insérés dans le récit afin de vous porter secours en cas de besoin :
-loup-garou : ennemis héréditaires des vampires, ils vous aideront de bon cœur à botter le cul à dracula. Inconvénient : n’étant pas civilisés, ils ne font pas leurs besoin dans le caniveau mais plutot n’importe ou, de préférence devant la porte d’entrée. Marcher dans la merde de loup garou ne porte pas bonheur, quel que soit le pied.
-curé : avec sa lance à eau bénite, le curé sera un allié précieux dans votre chasse aux vampires. Inconvénient : pas de robinet d’eau chaude.
-buffy : son arrière-train appétissant acceptera volontiers les sodomies effrénées et autres fistfucking dont vous êtes tous friands. Elle lattera les vampires au karaté pendant que vous materez les dessins animés à la télé. Inconvénients : elle vous lattera la gueule au karaté si vous ne lui filez pas un coup de main pour ranger ce foutu manoir hanté que le vampire a laissé dans un bordel sans nom (ou désordre indicible ou fouillis ineffable).
-les télétubbies : captuez le vampire, attachez le solidement a une chaise en face d’un poste de télévision. Mettez en boucle une cassette des télétubbies. Au bout de quelques heures, son cerveau fondra et s’écoulera par les oreilles. Cuisinez le cerveau avec les champignons à l’ail que vous avez préparé au début du texte, accompagnez avec un « bloody mary » ou un orangina « orange sanguine ».